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En 2022, face à la hausse des cours, comment assurer mon exploitation ?

Comparateur Agricole est allé à la rencontre de Carprassur, agent général et courtier d'assurance.

Audrey Lemoine

Chargée de Communication & Marketing

Rencontres partenaires43 vues27 min. de lecture06/04/2022

Sinistres, accidents, responsabilité, couverture, engagements et obligations, faire face aux nouvelles problématiques des exploitations. ON VOUS DIT TOUT ! 🛡️

Le monde de l’assurance est complexe, et il peut parfois être difficile de s’y retrouver. Emmanuel et Romain vous donnent les clés pour y voir plus clair ! Une liste d’éléments importants, parfois mal compris, méconnus ou pour lesquels des interrogations sont régulièrement soulevées.


Ceci est une retranscription automatique de la vidéo ci-dessus, ne pas tenir compte des éventuelles erreur d'orthographe et de syntaxe. Bon visionnage !

Souvent, on rencontre des exploitants agricoles qui ne sont pas suffisamment assurés. Imaginons aujourd'hui engager du colza 950 €/tonne. Les assureurs ne sont pas en capacité de répondre favorablement, donc ça veut dire qu'on a 30 de sous assurance qu'on va. Il y a une grande vigilance à avoir. Dans les cultures stockées, il faut absolument vérifier et valider le capital d'exploitation assuré. Souvent, on rencontre des exploitants agricoles qui sont insuffisamment assurés que c'est bien le jour du sinistre qui fait foi. C'est à dire que vous, ce que vous allez prendre comme valeur, c'est en gros, aussi naïvement, c'est est ce que c'est le prix du contrat que l'agriculteur a signé avec son manteau, avec son acheteur de céréales ? C'est la valeur qu'il a assuré son bâtiment ou c'est la valeur du prix du marché du jour le jour du sinistre à horizon de dix ans. Les budgets à périmètre assurés équivalent seront multipliés par deux. Est ce que je suis bien assuré ? Bonjour, je voudrais m'adresser aux gens ayant un toit. Du coup, dans un printemps, je vais demander notamment un toit et manuel de représenter représenter la société et ce que l'on fait chez quatre patients. D'accord donc, CARPRASSURANCE, en fait, c'est un intermédiaire en assurance donc qui est basé sur différents bureaux. On est à Châteaurenard, on est la charte, on est à Orléans. Notre culture, c'est d'être entre les compagnies d'assurances et puis également les clients. Nous avons différentes structures, une première qui est un agent abeille assurance qui est quand même un intervenant de poids dans le marché d'assurance agricole. Et puis, à côté, nous avons des cabinets de courtage spécialisés en assurances de personnes et dans certains risques d'entreprise, parce que Abeille Assurances n'est pas présent sur tous les marchés. Le groupe aujourd'hui, c'est une trentaine de personnes, c'est 450 fermes d'assurés, des risques d'entreprise, différents métiers. En fait, nous avons également de la construction concernant nos marchés, principalement la zone. On est aujourd'hui en partenariat avec la veille assurance qui est un intervenant de poids qui doit être à peu près 99 % de l'assureur de nos clients. Romain, lui, c'est notre responsable de tout ce qui va être les marchés, aléas climatiques et grêle, qui sont aujourd'hui une grosse partie des enjeux financiers des années à venir, notamment avec l'apparition des nouveaux risques, la sécheresse, le gel. On n'est pas encore rendu aux tornades, mais il y a des risques qu'on voit apparaître et sur lesquels on doit s'interroger. Tu me disais tout à l'heure le terme d'intermédiaire en assurance, tu était attaché. Pourquoi plus ce terme? Pourquoi? Ou est ce que tu peux me faire la différence entre un intermédiaire d'assurance et un assureur franchisé? D'accord, alors il y a. Il y a plusieurs qualificatifs. Les intermédiaires d'assurances, ce sont en fait les courtiers et les agents. Ils vont être principalement entre les assureurs et les compagnies. Il y a donc les plus connus à Axa, les assurances et Groupama, les assureurs bancaires Pacifica qui eux, ont pas des réseaux indépendants mais des réseaux salariés, mais ont également, ce sont ceux là les intermédiaires, c'est ceux qui vont devoir mettre en musique les besoins des clients dans des polices d'assurance qui seront ensuite tarifer par les assureurs pour générer des primes. Voilà, c'est clair. Intermédiaire. En fait, il fait l'analyse du besoin du client qu'on mette en face de la science qui va mieux répondre aux enquêtes. Est ce que tu peux nous représenter un peu le panel accessible à un agriculteur? Pas d'assurance possible qu'il y ait sur l'exploitation un point de vue en bleu. 360? Déjà, nous, on n'appelle pas ça des agriculteurs. On appelle ça des entreprises agricoles parce qu'en fait, ce sont des besoins vraiment aujourd'hui qui sont en train d'évoluer et qui doivent être remis aux EAU. En prenant en compte les exigences actuelles. L'essentiel pour moi, dans une entreprise agricole, c'est le plus, c'est l'exploitant agricole, notamment en terme de prévoyance, en terme de d'analyste, du besoin de risque fiscal. Et ça, c'est l'essentiel du besoin. L'humain est prépondérant. Ensuite, on va avoir tout ce qui va avec la partie matérielle, avec forcément des engins de mépris des engins. Il faut les assurer correctement. Nous, nos véhicules en flotte, prendre en compte les besoins qui vont être ensuite sur l'exploitation en tant que tels, les bâtiments qui soit je dirais de stockage, soient des bâtiments frigorifiques avec ou pas du photovoltaïque, des bâtiments avec des destinations des fois un peu différentes de séchage à plat de chauffe comme ça, qu'on peut voir aussi aujourd'hui apparaître de plus en plus. Et puis également dans les autres risques, on va retrouver tout ce qui va être la partie climatique. D'accord donc la partie simple qui est très connue du monde agricole puisqu'elle a été mise en place il y a plus de 170 ans par a déjà l'abeille qui s'appelle la grêle, le qui est un volet spécifique de l'assurance. Le risque de dommages directs du grêlons sur une culture, c'est ça l'assurance grêle. Et derrière les extensions d'assurance grêle qui apparaissent pour remplacer plus ou moins les calamités agricoles qui sont les aléas climatiques, alors chez nous, dans les aléas climatiques, on va trouver le gel, la sécheresse et en 2016, un aléa qu'on n'avait encore pas connu qu'est l'excès d'eau. Voilà, ça veut dire que même un exploitant aujourd'hui qui, irriguant, peut connaître un aléa climatique lié à de l'excès d'eau, ce qui est quelque chose qu'on n'avait pas vu que n'avait pas été l'incendie, alors on encaisse l'incendie. C'est la partie bâtiment, d'accord, ou là on va trouver l'assurance de l'habitation, l'assurance des bâtiments. Je dirais qu'on appelle la cour de ferme. Et puis maintenant les assurances des hangars, puisque la plupart des exploitants se sont dotés d'outils dimensionnés pour pouvoir stocker, pour pouvoir travailler, pour pouvoir intégrer des ateliers. Cette partie incendie, elle sera importante aussi à aborder parce que dans une police d'incendie, on va trouver des capitaux et donc c'est important de savoir quel doit être le capital assuré. Il faut vraiment que aujourd'hui, chacun de ces chefs d'entreprise agricoles se penche sur ces contrats d'assurance et lise le détail des petites lignes. OK, je suis en arrive à un moment charnière de l'année ou les agriculteurs arrivent pour vous. Vous donnez en fait le rationnement, c'est à dire leur culture, les surfaces, les rendements prévisionnels et également du coup, et c'est là ou bien un peu le sujet un peu touchy de l'année les prix, les prix à assurer, donc le capital qui vont assurer. Mais du coup, comment vous réagissez face justement à la hausse des prix qu'on a, celui qu'on a subi? Avoir, c'est sensible ou pas, mais en tout cas la hausse des prix qu'on a vendu sur le marché agricole. Alors par rapport à ça, on a beaucoup d'appels de nos exploitants par rapport aux prix puisque eux sont restés sur une base de 1031 qui était déjà une belle progression. Aujourd'hui, les assureurs se sont adaptés à ces prix et ont revu les plafonds qu'ils acceptent. Sur les, sur les cultures, sur l'ensemble des cultures et donc ces plafonds là ont évolué à la hausse, forcément. Et aujourd'hui, l'exploitant a la possibilité de s'assurer jusqu'à jusqu'au maxi des plafonds. OK, donc là les plafonds, donc les plafonds. On va être sur du du 300 € tonne en blé dur, on va être sur du 700 € tonne colza puis on va être sur du maïs à 280 € tonnes. OK principalement. Et donc du coup là on a quand même bien conscience que les cours sont au delà des plafonds. Subitement. Les assureurs ont bien conscience, c'est pour ça qu'ils ont. Alors je ne connais pas la politique de tout le monde, mais Abeille Assurances notamment a été acteur sur ce phénomène puisque rapidement ils nous ont, ils ont vu évoluer les capitaux des polices d'assurance à cause de ces prix. Ce que les rendements sont sont les mêmes que les années passées et ont vite communiqué sur eux par rapport à nous intermédiaires, en nous expliquant qu'effectivement on avait plus de marge de manœuvre par rapport aux prix. OK et donc du coup on classe par exemple pour avec assurance. Est ce que toutes les compagnies réagissent de la même façon et ont augmenté justement leur plafond? De cette façon? Oui, oui. Nos autres partenaires l'ont également fait. OK, avec majoration. Plutôt de prix. Parfois d'accord, ça veut dire que OK. L'assureur accepte un risque plus important en terme de capitaux, mais en contrepartie, il majore de valeur entre zéro et 15 % la cotisation. OK, d'accord. Et donc du coup donc tu disais que beaucoup d'agriculteurs t'appelle justement pour savoir comment faire. Donc quelle est la réaction étant de la rupteur? C'est est ce que du coup je dois aller au maxi des plafonds pour assurer tout le capital qu'il y a dans mon champ? Ou est ce qu'au contraire je me dis bon bah non, moi je ne veux pas surpayer en surpayé, je sors, paye pas, mais je paye justement une majoration parce que mon capital est plus important dans la parcelle. Donc on nous dit comment l'agriculteur réagit aujourd'hui moralement. Qu'est ce que vous voyez? Est ce que vous, au contraire, vous, qu'est ce que vous conseillez à l'agriculteur qui du coup te pose la question? Donc le rôle premier, c'est forcément le conseil. Alors bien évidemment, derrière se pose la question de la cotisation que va payer l'exploitant s'est entraîné un autre phénomène par rapport à ceux qui ont des engagements de contrats. Il faut trouver le juste milieu. Ce n'est pas simple puisqu'aujourd'hui on est en soi. On se trouve à faire deux, voire trois. A seulement. Puisque le luxe, pourtant, se demande. Moi, j'ai un ordre d'idée. Je sais que je vous assure un capital hectare. Combien ça va me coûter? Si je mets mon colza à 600 à 700? Et ben en fait, c'est vrai, je jure un peu.. Au terme duquel il y aura un séisme. C'est ce qui est important. En fait, sur les cas de grêle, il y a la grêle, mais va te rendre ou là on va avoir une indemnisation qui sera partielle. Si on a 10 % de franchise ou cinq ou zéro, on sait ou on va. Si on a une grêle très importante, on a minoré le capital et qu'on a un abattement parce qu'il y a des frais de sauvegarde dits solidaires. On ne sort pas la machine, on a une franchise de 10 %, on va indemniser 80 % du capital assuré. Mais derrière, on a en plus quelque chose qui lui a encore aggravé la situation financière qui est que 40 quintaux de colza au sol, ça s'enlève pas comme ça. Donc c'est x le passage avec des outils mécaniques pour détruire les repousses et donc au prix du gazole, il y a encore des surcoûts supplémentaires. Ça peut, ça peut aller loin. Ensuite, on va avoir autre cas qui est le cas de la personne qui va avoir engagé une partie de sa culture. Il est important que l'assurance couvre au maximum le rendement. Il n'a pas changé par rapport à la version précédente, mais le prix doit correspondre au prix d'engagement. Imaginons aujourd'hui engager du colza 950 € / tonne. Les assureurs ne sont pas en capacité de répondre favorablement à ces besoins. Et on va avoir. Un prix moyen maximum chez certains assureurs. Aujourd'hui qu'on va fixer à 700 € la tonne, ça veut dire qu'on a 30 de sous assurance. Donc un risque financier pour le client qui ne serait pas en mesure d'assumer la livraison de son colza. Comme il est aussi possible de négocier avec l'assureur, c'est à dire de venir voir son intermédiaire, de lui donner un contrat et de négocier un prix à la tonne plus élevé moyennant, comme le dit Romain, un coût plus important. Mais on est aujourd'hui dans une nécessité d'expliquer aux clients que l'engagement doit être vraiment réfléchi, parce qu'un engagement, c'est un contrat non pas avec l'assureur, mais avec quelqu'un qui va acheter de la marchandise et qui va attendre un volume de marchandises donné et une date donnée. Et pourquoi du coup, concrètement, on a parlé tout à l'heure à une compagnie. l'Assurance ne peut pas suivre le rythme du marché aujourd'hui, ne peut pas monter à 1 000 € la tonne, par exemple en colza. Le calcul est simple les assureurs, ce sont des mathématiciens, des actuaires qui disent le riche qui va se produire X fois sur une décennie et donc on calcule un capital moyen, ça doit faire 25 ans. On va dire que le prix moyen du blé 170/ 200 €. Donc les taux sont calculés par rapport à ces historiques. La grêle dans la région du dire entre Châteaudun, Chartres, Orléans, elles coûtent X milliers d'euros de sinistres mois. Il y a une idée. Donc on a mis un taux en face. Il est évident qu'aujourd'hui la même grêle avec un prix multiplié par trois, le même taux de grêle, va coûter trois fois plus en charge de sinistres à l'assureur qui aujourd'hui a des capacités qui sont limitées et qui ne peut pas engager aujourd'hui des capitaux supérieurs à 700 € par 40 quintaux de l'hectare de colza. OK, d'accord. Et si ça arrivait réellement? Toute la Beauce est grêlé à 700 € de l'état. Alors sur la partie colza, il y aura des céréales. Il y a d'autres cultures qui ne sont pas impactées. Donc il n'y a pas que ces cultures un peu plus traditionnelles. Mais aujourd'hui, il y a un véritable enjeu. Il y a une réflexion qui nous est aujourd'hui imposée par les acteurs du marché et la demande du gouvernement de mettre en place une réforme des aléas climatiques. Pourquoi cette réforme est mise en place? C'est parce que aujourd'hui, les principaux acteurs du marché de l'assurance aléas climatiques connaissent un grave déficit entre le niveau de primes collectées et les sinistres payés. Et donc, il faut réformer ce marché. l'Assurance grêle, c'est différent. l'Assurance grêle n'est pas un marché déficitaire. Si les deux marchés sont déficitaires, on va vers une baisse des capacités d'assurance et une hausse des primes qui serait très défavorable à nos clients. OK pour ça c'est très clair, mais on commence à se traduit pour l'agriculteur en terme de cotisations. On en a parlé tout à l'heure. En gros, voilà, l'agriculteur va devoir revoir son capital investi. Comment ça va se traduire lui pour lui d'un point de vue cotisations? Est ce que ça va être la douche froide et la surprise? Ou en fait, c'est quelque chose que dès tout de suite, il peut déjà. Il faut des gens qui peut l'anticiper. Si c'est effectivement par rapport aux taux de primes et par rapport au capital assuré, il peut définir sont la cotisation d'assurance qui lui sera demandée. Du coup, c'est ce qu'on disait tout à l'heure. Donc là, en gros, l'année dernière et l'action est du colza à 350, il a payé son assurance, sa cotisation de l'année dernière. Aujourd'hui, un bien sûr à 700. Simplement sur 900, sa cotisation va doubler. C'est à dire les données. Les données sont les mêmes. La seule chose qui va changer cette année, c'est le prix de la culture assuré. Le taux de prime prélevé par PSA appliqué par l'assureur sera identique. Donc, mécaniquement, celui qui va assurer, il va y avoir un coefficient d'augmentation de son prix à la tonne. C'est ce qui va s'appliquer sur sa prime. Quand le client s'assure, il reçoit immédiatement et j'invite tous les clients à contrôler. Il n'y a pas à attendre octobre puisque les primes d'assurance grêle seront payables en octobre ou en novembre en fonction des compagnies en général. Les clients vont recevoir aujourd'hui leurs polices d'assurance et vont donc avoir sur ces polices. Et l'impact tarifaire, ils le connaissent tout de suite, donc je les invite vraiment à regarder tout de suite et pas attendre le mois d'octobre pour découvrir que la police est coûte x fois plus cher l'année dernière. Mais en fait. Je ne suis pas tout à fait en accord sur ce n'est pas plus cher. J'ai acheté beaucoup plus de capitaux assurés. C'est immatériel, mais le capital investi est décorrélé du taux de prime. C'est à dire que le taux prime, lui, en grande partie, ne bougera pas. Le taux prime sera identique, sauf aujourd'hui. On a quelques demandes de clients qui disent je veux assurer mon colza au delà des plafonds de 700 €. On va dire que si le taux de base c'était trois et demi, l'assureur va dire OK, je veux bien passer à 800 € de la tonne, mais le taux de base, ça sera plus trois et demi, ça sera par exemple quatre. Donc ça va coûter bien plus cher. Mais c'est les conditions qui nous sont données par les assureurs qui acceptent d'aller déplafonner les capitaux assurés. Donc les prix sont libres par l'exploitant, mais en aucun cas les rendements ne le sont. Il y a qu'aujourd'hui l'exploitant assure le rendement potentiel de la culture. Donc voilà, il faut parce que, en cas de sinistre derrière, il peut y avoir des règles proportionnelles de primes. Si les rendements sont sous évalués, surévalués, on ne peut pas compenser le fait d'assurer du colza à 700 € en se disant je vais mettre 50 cents à quintaux assurés au lieu de 40. Oui ok, mais cela implique soit un rendement objectif. Et comment tu le vérifie? Tu regardes parfois l'historique de la ferme. Alors nous, on ne le vérifie pas. Les gens qui vont le vérifier, ce sont les représentants des assureurs au jour du sinistre. Ca alors je dirais que demain, si on se retrouve avec un assuré qui nous dit du colza à 80 quintaux l'hectare, on va forcément l'interpeller. Dans certaines zones, il y a des colza qui font 25 ou 30 quintaux historiquement et ces gens là pourraient monter à 40. Et là, on peut avoir un représentant de l'assureur qu'on appelle un expert grêle. Ils disent non, mais là, cette zone géographique, elle fait historiquement 30 quintaux. Vous avez assuré 40, mais je ferais mon indemnisation sur 30. OK, d'accord. Oui, donc il faut pas vouloir augmenter en gros son rendement pour justement mieux s'assurer. Il faut bien augmenter le capital par le prix. Voilà pour. OK, d'accord. J'ai eu. OK, ça c'est clair. Si on s'intéresse un petit peu à l'agriculteur stockeurs de céréales. Donc là, c'est à dire qu'il fait sa moisson, il ne va pas à la coopérative ou chez le négociant auquel pour retrouver sa remorque, il reste bien chez lui à la ferme, comme on lui doit du coup réassurer un peu son capital sur l'exploitation pour être sûr que, en cas d'incendie ou quoi que ce soit qui peut se passer sur son exploitation, il est bien assuré pour justement les cultures qu'il a en stock et vis à vis des prix qu'il est encore aujourd'hui sur le marché. Là, il y a une grande vigilance à avoir ce qu'on a, on a plusieurs choses, on a. Alors on a parlé des stockeurs, mais on va tout de suite d'un point, il y a des gens qui stockent, pas du tout. Et donc ces gens qui se passent pas du tout ou généralement sont peu assurés. En capital, on peut avoir un incendie sur la culture, sur pieds et donc avoir quelques hectares dizaines d'hectares de céréales qui brûlent et là on peut avoir un défaut d'assurance. Cela me parait peu envisageable, mais il est important de vérifier qu'on n'a pas un capital qui est trop faible. Concernant les gens qui vont stocker, on va se retrouver dans une usine juste pour travailler dessus parce qu'on est encore que la culture sur pied fait partie intégrante de l'assurance de la cour, de la ferme. C'est la multirisque agricole. C'est une céréale qui prend un capital dit d'exploitation, qui va prendre la culture sur pied et également les cultures lorsqu'elles sont stockées. OK ha donc dans les cultures stockées, il faut absolument vérifier et valider le capital d'exploitation assuré. Il doit correspondre en général aux sinistres dit maximum possible. C'est à dire? Le principal sinistre étant l'incendie. Qu'est ce qui peut se passer avec un incendie? Prenant en compte le matériel, c'est simple à évaluer les capitaux des cultures, stocker les colza et adapter le capital, je dirais à au prix actuel. Historiquement, en tant qu'intermédiaire, on assure du blé stocké entre 180 et 220 € la tonne. Aujourd'hui, on est à 350 si vous en stocker 300 ou 400 500 tonnes. Effectivement, il y a un coefficient multiplicateur très important. Le coût des matières autres va venir en plus impacté. Parce que si avec ce bâtiment là vous avez à côté un stockage d'azote, que vous avez également votre stockage de matériel, les capitaux nécessaires en cas de sinistre grave, on est bien d'accord et tous les sinistres pas grave peuvent être très très insuffisants et faire que vous avez une indemnisation qui n'est pas en adéquation avec votre perte. En plus de cela, si vous avez contractualisé et que vous vous êtes engagé à livrer votre récolte, pendant quelle dramatique du colza il vous sera indemnisé sur une certaine valeur si elle n'est pas suffisante. Vous aurez quelqu'un de l'autre côté du contrat qui vous dira moi j'attends mais x tonnes de colza et vous devrez racheter du colza. 700 enfin 700 à 1000 euros la tonne au jour du sinistre. On est bien d'accord et donc là on est bien d'accord que c'est bien le jour du sinistre qui fait foi, c'est à dire que vous, ce que vous allez prendre comme valeur, c'est en gros aussi naïvement c'est est ce que c'est le prix du contrat que l'agriculteur a signé avec son mentor, avec son acheteur de céréales? C'est la valeur qu'il a assurément son bâtiment ou c'est la valeur du prix du marché du jour le jour du sinistre avec. C'est une excellente question puisque les contrats d'assurance vie sont complexes. Ils sont faits pour être interprétés de plein de façons et l'origine du sinistre va être différente en grêle. S'il y a un contrat, on va, on va pouvoir coller au prix du contrat. D'accord si ça a été pris en compte dans l'assurance en terme d'incendie. Les contrats incendie prévoient en général une indemnisation sur le prix de la marchandise au jour du sinistre, d'abord par rapport au marché, c'est à dire que le jour du sinistre les cotations sont prises et on vous indemnisera sur cette base là ok. Là. Attention, ce n'est pas. C'est l'enfer. C'est un petit peu à double tranchant. Si vous avez un capital de 100 000 €, ça n'empêchera pas qu'on prendra peut être le bon prix 350 € pour du blé ou 1 000 € pour du colza. Mais il faut que la multiplication des valeurs stockées soit en dessous, soit en dessous du capital que vous avez assuré, c'est pour ça qu'il faut vraiment se. La question c'est quel est mon capital assurer aujourd'hui dans ma police multirisque exploitation. Jusqu'au 1ᵉʳ juillet, je n'ai pas trop de soucis. Vous partez un moment les récoltes, vous êtes rentré dans les bâtiments. On va avoir des capitaux importants. Il faut vraiment être vigilant sur ce point et on est dans le même schéma que tout à l'heure. C'est à dire que, en assurance grêle, tu multiplies ton capital par deux, donc ta cotisation va être multipliée par deux. En multirisque, c'est le même schéma, non? Ça coûte beaucoup moins cher, ça coûte beaucoup moins cher. Parce qu'une multirisque, elle va garantir des bâtiments, elle va garantir d'autres risques, elle va garantir du dommage électrique et avait la garantie de la tempête. Elle va garantir la responsabilité civile et donc les capitaux. Vous allez assurer en multirisque exploitation d'abord les taux. Plus vous assurer, plus les taux de primes appliqués sont faibles car contrairement à la grêle, il y a une proportionnalité, là c'est faible. Et puis en fait, le risque incendie coûte très cher sur les premiers milliers d'euros et nettement moins sur les euros supplémentaires assurés. OK. Tu m'indique que sur la partie azote, notamment à l'azote liquide par exemple, il peut avoir des expansions. J'ai une cuve sur la ferme et en l'occurrence. Il y a un défaut dessus. J'ai une perte d'azote. Qui peut être ou quelque chose comme ça. Donc j'ai une perte. J'ai acheté mon azote 300, 400, 500 aujourd'hui en vaut 1000 et je dois la racheter. Comment ça se passe? Alors même plus je ne la rachète pas. L'assureur doit payer. Ce qui a été perdu, c'est le principe du contrat d'assurance. Aujourd'hui, il y a plusieurs choses sur la zone. Déjà, il y a un aspect réglementaire. Attention, tous les gens qui stockent plus de 100 mètres cubes doivent le déclarer. Ça, c'est quelque chose que les gens ignorent et peut être que on ne le dit pas assez. Mais au delà de 100 mètres cubes, on fait partie des établissements. Enfin des des installations classées pour la protection de l'environnement soumis à déclaration. Ça, c'est un sujet qui rentre pas forcément aujourd'hui dans les contrats d'assurance, mais que les assureurs vont prendre en compte à partir d'aujourd'hui. Le second point, c'est que la perte d'azote, c'est souvent un pour centage du capital assuré. Je m'explique si j'ai assuré 100 000 € au titre de la perte d'exploitation de mon capital d'exploitation et que ma perte d'azote est limitée à 20 du capital, je serai limité à 20 000 €. Il est évident que si demain je perds 50 mètres cube d'azote, j'ai une insuffisance de capitaux. Voilà. Donc c'est vraiment faire un point avec son intermédiaire en assurance pour revoir les principaux, les points de vigilance sur ce capital, le stock. Il est évident qu'aujourd'hui on a quand même un changement qui va être très important parce que les prix vont aussi changer. Les assaisonnements vont changer, les méthodes de stockage ont changé, les volumes stockés et que donc on peut se retrouver sur un coup de pas de chance, sur un très gros sinistre incendie et un capital insuffisant ou en incendie, ou alors un coup de pas de chance, une fuite sur de l'azote, même si aujourd'hui on a eu une grande évolution et des mises aux normes ont permis aujourd'hui d'avoir nettement moins de sinistres, mais des capitaux très insuffisants en pertes d'azote. C'est la même chose sur le carburant. D'accord, les volumes de carburant stockés sur les exploitations sont nettement moins importants. OK. Pour moi, c'est plutôt clair. Est ce qu'il y a des choses à rajouter, à faire savoir auprès de nos clients agriculteurs? Une bonne moisson? On l'espère. Pas d'aller là. Ce que vous révélez est impossible. Ce qui est important, c'est que les gens ne soient pas passifs face à l'assurance. L'Assurance, généralement, c'est pour les gens, c'est barbant, c'est rasoir, ça coûte cher, ça ne fonctionne pas toujours comme on veut. Je pense qu'il faut aussi que les gens voient les choses autrement. l'Assurance, c'est un contrat qui est passé entre un client et une compagnie d'assurance avec un intermédiaire au milieu. Chacun doit jouer son rôle et il est important que le chef d'entreprise agricole mette le nez dans ses contrats d'assurance et qu'il soit acteur du contrat d'assurance. Je croyais que j'étais assuré. Je croyais que non. Faut vraiment ouvrir les dossiers, faire un point, faire un audit de ces dossiers d'assurance avec nous ou avec d'autres. Il y a des dizaines d'intervenants sur les marchés de l'assurance et se poser les bonnes questions, pas se contenter de se dire j'ai payé ma prime et je suis assuré comme si j'étais chez moi. Est ce que je suis bien assuré? Est ce que j'ai bien dit? On ne peut pas deviner aujourd'hui que telle exploitation va stocker 100 tonnes de blé de plus qu'il y a six mois quand on a fait un rendez vous. Voilà. Ces changements doivent être portés à la connaissance de l'intermédiaire qui lui va mettre en face auprès de l'assureur. Les enjeux et risques sont bien plus importants qu'il y a sept ans. Et d'ailleurs, si on se projette dans l'avenir, je me disais que pouvait pas se voiler la face. Les primes, pas les primes, les cotisations. Allez allez quoi qu'il arrive augmenter. Alors c'est si c'est le bon terme, ce sont des primes d'assurance. Aujourd'hui, il y a quand même des nouveaux risques qu'apparaissent les grands enjeux aujourd'hui qui sont dans le monde de l'industriel, dans le monde industriel, des cyber risques. Ça, ça devient vraiment important. Et dans le monde agricole et dans le monde en général, les risques climatiques et la sécheresse, ce sont les enjeux des dix ou quinze prochaines années pour les assureurs. Corrélée à cela la hausse des matières. Est ce que c'est temporaire ou pas? On a quand même des impacts de prix qui sont très importants, donc des coûts d'achat pour les remplacements de sinistres très importants. Et aujourd'hui, les études et les analyses qui sont faites par les assureurs. Les données qui nous sont rapportées chaque année amènent à penser que, à horizon de dix ans, les budgets assurantiel à périmètre assurés équivalent seront multipliés par deux. Donc, il faudra faire des choix parce que ce sont des postes de charges importants dans les exploitations ou dans les entreprises. Est ce que je m'assure toujours autant? Est ce que j'assure moins de risques? Est ce que j'ai besoin d'être assureur au bout des glaces ou pas? Une vitre cassée, c'est un enjeu, mais ce n'est pas important. 50 hectares de colza à 1 000 € engagés. J'invite les gens à se poser les bonnes questions. OK, merci beaucoup. Merci.


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