Semaine 48 | 26 novembre 2018
Résumé de la semaine
La semaine dernière a été marquée par l’arrivée de nombreux bateaux sur les ports français, notamment du DAP d’origine russe. Comme annoncé depuis plusieurs semaines, les ventes sont faibles pour la campagne... Il y a eu beaucoup d’offres en “déstockages “ pour écouler rapidement les volumes de DAP non vendus.
D’ailleurs nous avons fait profiter de cette opportunité à beaucoup d’agriculteurs pour pouvoir couvrir leurs besoins à la sortie d’hiver en phosphore.
Les prix ne varient que très peu à cause de la faible demande, mais dès que les agriculteurs seront à nouveaux acheteurs, les prix risquent de bouger sérieusement.
Quelques achats d’ammonitrates pour le printemps prochain ne sont pas couverts non plus. Avec la très forte hausse de prix depuis fin mai-début juin, les agriculteurs sont réticents à passer à l’achat. Le point à mettre en avant est le fait que les commandes du mois de juin étaient pour des livraisons juin/juillet avec les prix les plus bas de la campagne. Certains agriculteurs ne veulent pas de ces dates de livraisons car le paiement est très rapide en saison, mais permet d’avoir très clairement le meilleur prix de la campagne. Ce constat se fait surtout pour l’ammonitrate, mais n’est pas vérifié pour les engrais de commodités comme l’urée, le DAP, l’azote liquide. Ces marchés sont beaucoup plus volatils du fait d’un plus grand nombre d’acteurs.
L’urée subit une certaine baisse à cause de l’arrivée de produits sur les ports, mais la tension reste très présente avec un appel d’offre Indien. Les volumes exacts ne sont pas réellement connus, mais l’on parle de plus 1.5 millions de tonnes, ce qui réduirait à zéro le stock des différents exportateurs (Algérie, Egypte, pays de l’Est...)
Pour la solution azotée, les prix ne bougent pas pour l’instant, mais faute de commande pour les réapprovisionnements (février-avril), les prix vont sans doute évoluer rapidement. Dans un sens ou dans l’autre, en fonction de l’activité. Soit les agriculteurs craquent et achètent leurs volumes par conséquent les prix ne bougeront pas... à l'inverse si les producteurs veulent aller chercher du volume, leurs prix de vente diminueront.
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